23 juin 2008

Maudits soient les cotons-tiges!

Les cotons-tiges sont la parfaite incarnation du mal. Déjà, il faut bien se renseigner avant d'écrire le mot "coton-tige" au pluriel. La PARFAITE incarnation du mal, vous dis-je!
Alors, je ne saurai que vous conseiller, lecteurs imprudents, de vous méfier au plus haut point desdits ustensiles. Sous leur aspect de prime abord sympathique et utile, ces objets maléfiques peuvent vous rendre la vie impossible. J'en veux pour preuve l'incident qui m'est arrivé ce matin et dont je veux vous faire part pour vous inciter, vous aussi, à la prudence.
Vous aurez été prévenus!
Ce matin, après un café bien mérité et une douche bien nécessaire, ne m'étant pas nettoyé les oreilles depuis quelques temps, je décide de réparer l'oubli et ouvre nonchalamment le placard de la salle de bain à la recherche de deux cotons-tiges, inconsciente de l'affreux accident qui était sur le point de se produire. A moitié réveillée, les yeux mi-clos, j'introduisais un des deux cotons-tiges dans mon orifice auditif quand l'indicible se produisit: je venais de perdre l'embout cotonneux qui trônait naguère au sommet du coton-tige en question tel un pic de lance arboré fièrement par le chevalier au commencement d'une joute. Malheur! Un inextinguible chagrin me frappait alors, et j'appelais mon bien-aimé à la rescousse pour qu'il m'extirpe le corps étranger vicieusement logé dans ma percée oreille... Peine perdue! Malgré ses efforts sincères et compatissants, la boule de coton était hors de portée. Je dûs alors me résoudre à téléphoner à mon médecin traitant pour pouvoir prendre un rendez-vous, car lui seul était à même de pouvoir résoudre mon problème. Une fois arrivée au cabinet, et ayant dû expliquer mon souci (je me sentais vraiment honteuse et ridicule), le médecin, grâce à un jet continu d'eau tiède, fit tomber en trente secondes à peine le morceau de coton maléfique de mon oreille. Telle le corbeau de La Fontaine, je jurai mais un peu tard, que l'on ne m'y prendrait plus, et que c'en était fini pour moi des cotons-tiges! Le coton-tige est mort! Vive le spray d'eau de mer!